Enfance-0-Rabais :
Lettre technique à la CNAF

 

 

 

 

Bonjour,
Un groupe de professionnels de l'enfance ont décidés de réagir à la dernière circulaire de la CNAF
qui met en danger les modes d'accueils des enfants de 0 à 18 ans.

Ce site Internet vous informe de ces nouvelles dispositions, avec une proposition d'un texte à signer.

Appel en réponse à la circulaire de la CNAF concernant les contrats "enfance" et "temps libres"

 

 

Depuis une vingtaine d’années, la Caisse Nationale d’Allocations Familiales cofinance dans le cadre d’une politique partenariale un grand nombre d’actions (modes d’accueils et loisirs collectifs) en faveur des enfants de 0 à 18 ans.
Le Contrat Enfance (0-6 ans) et le Contrat Temps Libres (6-18 ans) sont les dispositifs permettant ces financements, que ces structures soient municipales ou associatives.

La création du Contrat Enfance en 1988 puis du Contrat Temps Libre en 2000 ont ainsi été des étapes historiques pour les modes d’accueils de la petite enfance, de l’enfance et pour les professionnels.

L’enfant et sa famille ont été placés au centre des préoccupations politiques et institutionnelles. La place des parents a été reconnue et le rôle de prévention des structures d’accueils affirmé.

Une politique incitative forte de la CNAF a été ainsi mise en place auprès des communes afin de non seulement créer des structures d’accueils (crèche, halte garderie, relais d’assistante maternelle, lieu d’accueil enfants parents, centre de loisirs, activités périscolaires, accueils de jeunes…), mais aussi de travailler la qualité de ces structures (exigence d’un projet pédagogique lisible, d’une véritable politique d’accueil des parents, d’une accessibilité de ces structures à l’ensemble des familles…).

Le décret paru le 1er août 2000, concernant l’accueil des enfants de moins de 6 ans, a appuyé cette démarche en donnant une large part à une exigence de qualité. Ce décret prévoit la rédaction d’un projet social, d’un projet pédagogique, l’accueil de tous les enfants et de toutes les familles, quelles que soient leurs conditions sociales et de santé, ce qui a positionné les structures d’accueil dans un travail de prévention et d’accueil prenant réellement en compte les besoins des familles.
Des projets qui s’inscrivent dans cette philosophie ont ainsi pu naître et se pérenniser grâce aux Contrat Enfance et Temps libres (postes de psychologues, psycho motriciens, services de prévention, groupe de paroles, etc…).


Le 26 juin 2006, une circulaire interne à la CNAF présente le nouveau contrat Enfance-Jeunesse qui regroupe les actuels Contrats Enfance et Temps libres.
Cette nouvelle circulaire couvre toutes les actions en direction des enfants et des jeunes de 0 à 18 ans.
Sa mise en application entraîne une baisse significative (jusqu’à 15 %) des taux de financements des structures d’accueils, la suppression de financements d’actions jusqu’alors mises en places, des conditions d’attributions de financement uniquement basés sur des critères « quantitatifs » (nombre d’enfants accueillis, taux de remplissage des structures, prix de revient d’une place etc..).

Le principe de considérer l’enfant dans sa globalité et dans son évolution de 0 à 18 ans, est pour nous, professionnels, une avancée considérable qu’il faut saluer.

Cependant l’application en l’état de ce nouveau Contrat Enfance jeunesse implique :

- Une remise en question de la qualité d’accueil des enfants et des familles.
- Le risque de disparition, à terme, pour certaines communes, de structures d’accueils (centres de loisirs, crèches…).
- La disparition des activités périscolaires à moins qu’elles ne soient incluses dans des centres de loisirs.
- Un affaiblissement des actions de prévention en direction des adolescents.

Poser les objectifs de financement de ce nouveau contrat sur des bases uniquement quantitatives inquiètent les professionnels et les gestionnaires.

L’exigence de coût de fonctionnement extrêmement bas ne pourra en aucun cas être tenue pour un fonctionnement normal d’une structure. Le taux d’encadrement des enfants et la qualification du personnel sont prévus par la loi dans les structures petite enfance, dans les centres de loisirs et de vacances; comment alors réussir à atteindre ces exigences ?

Cela met en danger l’existence même de certaines structures.

Nous ne parlerons pas des actions de qualité qui disparaissent purement et simplement des modes de financement…. !

Cette démarche financière de la CNAF est en complète contradiction avec les objectifs qu’elle s’était elle même fixée.


Cette volte face, ces incohérences renforcent l’inquiétude des professionnels qui estiment à juste titre ne plus avoir les moyens d’assurer leurs missions.
Parents, élus, gestionnaires, professionnels, nous nous questionnons sur la philosophie et les conséquences de cette circulaire de la CNAF, qui met en péril l’ensemble des actions permettant un accueil de qualité de l’enfant et de sa famille.
Nous en appelons donc à une rencontre avec la CNAF pour exprimer nos inquiétudes.

Où est la pérennité des actions engagées, autour de la prévention, et de la qualité de l’accueil ?
Peut on considérer la place de l’enfant, uniquement en terme de taux d’occupation ?
Où est la place de l’enfant sujet et de sa famille, qui était au centre du contrat enfance et du contrat temps libres ?

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- Les organismes qui soutiennent l'appel

- Qui sont les initiateurs de l’appel ?

- Lettre technique à la CNAF

- Dossier de presse

- Enfance-0-Rabais : articles de presse

- Presentation du plan petite enfance du 07/11/06

- Contribution de l'UNIOPSS-UNCAS Commission Petite enfance du 23/11/06

- Décret - Août 2000
Établissements Petite Enfance.

- Circulaire CNAF du 26 juin 2006 Contrat "enfance Jeunesse".

- Lettre du syndicat des medecins de PMI à la CNAF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Site mis à jour le 01/05/07

Contact : enfance-O-rabais

 

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